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L'humanite consomme plus de ressources biologiques, de l'ordre de 25 %, que la planete n'en produit chaque annee. Elle pompe donc maintenant dans ses reserves, une situation qui ne pourra pas durer longtemps. C'est le principal message du rapport Living Planet 2006, publie le 24 octobre par le WWF (Fonds mondial pour la nature). Le constat decoule de l'application d'une methode de mesure de l'impact des activites humaines, appelee "empreinte ecologique".
Cette methode elaboree par un ingenieur suisse, Matthis Wackenagel, connait un succes croissant aupres des statisticiens de l'environnement. Elle mesure la pression de l'humanite sur la biosphere en evaluant combien d'hectares sont en moyenne necessaires pour fournir les ressources biologiques (bois, nourriture, viande, etc.) dont chaque humain a besoin, ainsi que pour assurer l'absorption des rejets de son activite, essentiellement le CO2.
Selon ces calculs, tout habitant de la planete exige aujourd'hui 1,8 hectare "global" (moyenne integrant les differentes fonctions du sol). Mais quand un Nigerien ou un Indien requiert 0,8 ha, un citoyen des Etats-Unis demande 9,6 ha, un Francais 5,6, un Japonais 4,4. Ces pays sont donc debiteurs a l'egard des pays dont les habitants utilisent moins de 1,8 ha. Mais c'est l'humanite dans son ensemble qui consomme trop. Si la tendance actuelle se poursuivait, elle consommerait la capacite biologique de deux "Terres" en 2050.
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